Paroisse Saint-Pierre-Saint-Paul
de COURBEVOIE (Hauts-de-Seine – France)
Accueil Actualité L'éditorial
L'ÉDITORIAL

Miséricorde et élections

Le 2e dimanche de Pâques, l’ancien « dimanche in albis deponendis » où les baptisés de Pâques habillés de blanc venaient déposer ce même vêtement pour prendre place parmi le peuple, a été aussi appelé « dimanche de Quasimodo » du nom des premiers mots du chant d’entrée de cette messe de la forme grégorienne traditionnelle, mais aussi « dimanche de saint Thomas » chez beaucoup d’Églises d’Orient, conformément à l’Évangile qu’on lit ce jour de la rencontre, 8 jours après Pâques, de Jésus et de Thomas (Jn 20,19-31). Le pape saint Jean-Paul II a tenu à ce qu’il soit nommé « Dimanche de la divine Miséricorde ».

Cette année ce sera aussi « le dimanche du 1er tour des élections présidentielles » !

Le lien est facile à établir puisque au nom du Christ les chrétiens ne peuvent pas se détourner de la vie publique :

« Le Concile exhorte les chrétiens,… à remplir avec zèle et fidélité leurs tâches terrestres, en se laissant conduire par l’esprit de l’Évangile. Ils s’éloignent de la vérité ceux qui, sachant que nous n’avons point ici-bas de cité permanente, mais que nous marchons vers la cité future croient pouvoir, pour cela, négliger leurs tâches humaines, sans s’apercevoir que la foi même, compte tenu de la vocation de chacun, leur en fait un devoir plus pressant. Mais ils ne se trompent pas moins ceux qui, à l’inverse, croient pouvoir se livrer entièrement à des activités terrestres en agissant comme si elles étaient tout à fait étrangères à leur vie religieuse – celle-ci se limitant alors pour eux à l’exercice du culte et à quelques obligations morales déterminées. Ce divorce entre la foi dont ils se réclament et le comportement quotidien d’un grand nombre est à compter parmi les plus graves erreurs de notre temps…En manquant à ses obligations terrestres, le chrétien manque à ses obligations envers le prochain, bien plus, envers Dieu lui-même, et il met en danger son salut éternel. »

Gaudium et Spes 43,1

Comment ?

Nous sommes invités à nous interroger sur les grands enjeux de demain pour notre pays, à ne pas décider sur un coup de tête, à nous libérer des passions ou refus superficiels, à prendre acte de nos propres répulsions ou fascinations. Nous pouvons ainsi nous dégager des opinions toutes faites, de ce qui nous lie chacun du fait de nos origines, de notre statut social, nos habitudes, car ils ne nous laissent pas une liberté d’appréciation, d’ajustement à nos aspirations les plus hautes. « Un vote ne peut être simplement dicté par l’habitude, par l’appartenance à une classe sociale ou la poursuite d’intérêts particuliers. »

(Document de la CEF, « Un vote pour quelle société ? » 2012)

Quelles thématiques vont peser dans mon choix de candidat ? Qu’est-ce qui avait pesé dans mes choix précédents ??? Comment je justifie la justesse de ce choix ?

Ai-je privilégié la finalité plutôt que les moyens (mesures pour y parvenir) ? Ai-je négligé les moyens et le sens du réel pour des discours qui risquent de ne pas avoir de traduction dans la réalité ?

Me suis-je permis d’échanger avec une connaissance et de l’écouter sans jugement sur ses opinions ? Comment ai-je fait entrer un peu de contradiction dans ma réflexion ?

Me suis-je confié au Seigneur dans la prière pour m’éclairer dans mes interrogations ?

Père Georges Vandenbeusch,
curé

 

In Bulletin d'informations paroissiales
 ▲