Homélie du 32ème dimanche Année A

8 novembre 2020     32ème dimanche Année A

Sg 6,12-16     Ps 62     1 Th 4,13-18     Mt 25,1-13

Je pense, sans grand risque d’erreur, que vous connaissez tous cette parabole. Quand j’étais gamin, on l’appelait la parabole des vierges sages et des vierges folles. Grâce aux progrès de la psychiatrie, le mot folie a pris un sens beaucoup plus précis, si bien que de « folles », les premières jeunes filles sont devenues « insouciantes » et les autres « prévoyantes ».

Avec cette parabole, l’évangile selon St Matthieu en est arrivé au chapitre 25 qui fait partie du dernier grand discours de Jésus avant le drame de la Passion qui sera raconté à partir du chapitre 26. Du point de vue liturgique, nous approchons de la fin de l’année chrétienne : dans quinze jours, nous fêterons le Christ roi de l’univers ; dans trois semaines, nous commencerons une nouvelle année avec le premier dimanche de l’Avent. Voilà pourquoi il nous faut accueillir avec reconnaissance la dernière phrase de notre évangile : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

En lisant et relisant notre parabole, j’ai été frappé par un détail, comme cela arrive souvent quand on lit et relit un texte. Ce détail a tourné en rond dans ma tête et je me suis dit qu’il y avait certainement là une richesse à découvrir. Ce détail est celui-ci : « Au milieu de la nuit … ».

Le milieu de la nuit : ce moment particulier qui est en même temps minuit et zéro heure.

Au milieu de la nuit : moment particulier où s’achève un jour qui ne reviendra plus pour que commence un nouveau jour.

Ce milieu de la nuit qui évoque le sommeil pour celles et ceux qui ont le bonheur de pouvoir dormir. Le sommeil est présent dans la Bible depuis le mystérieux sommeil d’Adam qui laissa jaillir Eve de son côté, jusqu’au sommeil de Joseph qui accueille l’enfant né de son épouse par la grâce de l’Esprit.

Au milieu de la nuit, nous fêtons la naissance de Jésus. La liturgie utilise un verset splendide du livre de la Sagesse pour ouvrir la messe de Noël. Je cite : « Alors qu’un silence paisible enveloppait toutes choses et que la nuit parvenait au milieu de sa course rapide, du haut des cieux, ta Parole toute puissante s’élança du trône royal. » (Sg 18,14) La Parole de Dieu s’élance vers nous depuis son trône royal ; mais, comme le dit Paul aux chrétiens de la ville de Philippe (Phi 2,6-7), le Verbe de Dieu – lui qui était l’égal de Dieu – s’est dépouillé de son rang pour prendre la condition de serviteur et devenir semblable aux hommes : et Jésus naît de Marie dans la nuit des bergers et des anges.

Au milieu de la nuit : moment particulier où, comme pour un passage de témoin dans une course, le jour qui finit transmet de manière mystérieuse la lumière au jour qui commence.

C’est au milieu de la nuit, la nuit sainte du sabbat de la fête juive de la Pâque, que Jésus passe de la mort à la vie, des ténèbres à la lumière. Chaque année, le samedi saint, nous entrons dans l’église sombre, dans la nuit de la foi. Nous avançons derrière la flamme du cierge pascal qui distribue peu à peu le feu à nos cierges, et nous chantons : « Joyeuse lumière, splendeur éternelle du Père, saint et bienheureux Jésus-Christ ! »

Et voici qu’au milieu de la nuit un cri s’élève : « Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre. » Qui pousse ce cri ? Jésus ne le dit pas. Souvent, cette tournure impersonnelle est une forme de respect pour désigner Dieu. Si cela est exact, c’est Dieu lui-même qui nous crie : « Sortez à la rencontre de l’époux que j’ai choisi pour vous. N’ayez pas peur de la nuit : c’est la nuit de la Rencontre. » Toutes les nuits, depuis celle de la Création jusqu’à celle de la Rédemption, sont là pour nous dire : « Sortez à la rencontre de l’époux ». Sortons de nous-mêmes, sortons de notre sommeil, sortons de nos routines pour nous précipiter vers Celui qui vient vers nous. Car il vient, il ne cesse de venir depuis la nuit de Noël. Le Dieu qui est le nôtre est un Dieu qui vient, pas un Dieu qui reste caché dans son ciel.

Il vient pour des épousailles. « Dieu … a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tout homme qui croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » (Jn 3, 16) Jésus est l’époux promis au monde entier et à chacun de nous. Car la vie chrétienne n’est pas une vie de loi et de préceptes moraux : c’est une vie d’union avec le Christ. Une union dans la nuit de la foi avant qu’elle devienne totale et définitive « dans la salle de noces » du royaume.

Au milieu de la nuit, au milieu de nos nuits, la nuit du confinement, la nuit de la santé, la nuit de la solitude, la nuit de la peur, la nuit du manque de travail, la nuit des relations familiales, il est possible que nos lampes vacillent et peut-être même s’éteignent. Mais c’est dans la nuit qu’il est beau de croire en la lumière, comme l’écrit si joliment Edmond Rostand. Et même si nos lampes se sont éteintes, le Christ est venu les rallumer, et les rallumer sans cesse. Car il n’est pas venu pour condamner le monde mais pour que le monde soit sauvé par lui. (Jn 3,17) Pourquoi voudrait-il condamner celles et ceux qu’il vient épouser, même au milieu de leurs nuits ?

Père Jean Pierre Cazes

Homélie de la Toussaint

Solennité de la Toussaint 2020

Lectures : Ap 7,2-14 ; Ps 23 ; 1 Jn 3,1-3 ; Mt 5,1-12

Dans le livre de l’Apocalypse, nous entrevoyons une foule immense de saints de toutes nations, races, peuples et langues, se tenant debout devant le trône de Dieu et devant l’Agneau, revêtus de robes blanches et portant les palmes de la victoire à la main. Ce scénario représente l’adoration du Dieu Très-Haut. La solennité de la Toussaint que nous fêtons aujourd’hui manifeste l’élévation de l’Église des saints vers le Ciel et lui confère une dimension d’éternité.

Mais cette élévation lumineuse semble obscurcie en ce moment par la seconde vague de contamination du Covid qui nous replonge dans le confinement et par le massacre d’innocents qui priaient leur Seigneur il y a quelques jours dans une église de Nice. Ce regard vers le ciel semble bientôt nous abaisser vers la terre, quand demain nous célébrerons une dernière messe pour commémorer nos fidèles défunts, ces êtres qui nous sont chers et qui sont morts tout au long de l’année, tout particulièrement ceux qui ont succombé à la pandémie ou qui sont morts au printemps dernier dans l’enfermement et la solitude la plus inhumaine des maisons de retraite. Avec le changement d’heure récent, la précocité de la nuit et l’approche de l’hiver nous apparaissent aussi comme des signes de mort. Cependant évoquer la mort le 2 novembre au lendemain de la fête glorieuse de la Toussaint ne signifie pas vivre la mort comme une condamnation, mais la vivre comme un passage qui nous fait vivre en plénitude la vie éternelle déjà reçue au baptême. Dans trois semaines enfin, en la solennité du Christ-Roi de l’univers, nous achèverons l’année liturgique et nous insisterons sur la récapitulation de tous les temps dans le Christ.

En fêtant aujourd’hui tous les saints officiels ou inconnus, nous voulons célébrer Dieu et sa gloire. Une des prières eucharistiques adresse à Dieu cette parole : « Toi qui es vraiment saint, toi qui es la source de toute sainteté, Seigneur, nous te prions. » Dieu seul est saint. Il a déjà manifesté sa sainteté dans le passé, dans de majestueuses théophanies, comme au mont Sinaï dans le buisson ardent ou à l’intérieur du temple de Jérusalem. La sainteté de Dieu exprime toute la richesse, toute la vie, toute la puissance et toute la bonté qui le distinguent du monde où nous nous trouvons. Pourtant puisque l’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu, l’homme est lui-même revêtu de cette sainteté et il la reçoit par participation. Sa vie acquiert donc un caractère sacré, que nul n’est en droit de soustraire, un caractère inaliénable qui va de sa conception à son terme. C’est pourquoi un meurtre est une atteinte à la sainteté de Dieu ; et c’est pourquoi le pape François plaide pour l’abolition universelle de la peine de mort. Personne ne peut s’arroger le droit de se prendre pour Dieu, qui est le seul maître de la vie et de la mort.

Pour un chrétien, c’est l’Esprit Saint qui au baptême produit en l’homme la sanctification de sa vie, dans laquelle il doit sans cesse se replonger et se renouveler. Le saint, c’est celui qui se laisse inonder, envahir par le Dieu saint, c’est celui qui est habité par l’Esprit de Dieu et qui devient un temple du Seigneur. Le saint n’est pas un héros inaccessible ou une vedette de spectacle, mais celui qui mène sa vie en communion avec Dieu dans la plus grande simplicité et souvent de façon effacée.

Il est vrai que certaines figures de saints nous frappent par leurs dons exceptionnels ou leurs talents de thaumaturge, comme saint Antoine du désert, qui au IIIème siècle, guérit à la manière de Jésus des personnes possédées par le démon, comme saint Martin de Tours, qui au IVème siècle guérit un paralytique, ou plus près de nous, comme le Padre Pio, qui au XXème siècle possédait le don d’ubiquité. D’autres saints cependant revêtent moins d’éclat, mais ont été de véritables lumières, là où ils se trouvaient, comme saint Jean de la Croix au XVIème siècle, qui traça la réforme de l’ordre du Carmel sur les routes d’Espagne, ou Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus au XIXème siècle, qui vécut au fond de son Carmel à Lisieux et fut pourtant déclarée patronne des missions. Il y a aussi près de nous le bienheureux Carlo Acutis, emporté par une leucémie foudroyante en 2006 à l’âge de 15 ans et béatifié à Assise il y a seulement 15 jours, parce que dès son plus jeune âge il avait un amour de l’eucharistie hors du commun, qu’il savait témoigner du Christ dans sa famille peu pratiquante et auprès de ses amis avec une audace inouïe et qu’il nourrissait les pauvres croisés sur son passage.

Ce qui anime la plupart des saints, c’est en fait l’expérience des béatitudes qui les a unis au plus haut point à Jésus. Tout être aspire au bonheur et cette aspiration est inscrite en son cœur. Mais tous les êtres n’ont pas la conscience éclairée du vrai bonheur auquel ils sont destinés par Dieu. Jésus, venu parmi nous, nous enseigne comment vivre le bonheur en communion avec Dieu son Père, le bonheur qui plaît à son Père. Justement les saints, d’une manière ou d’une autre, ont approché cette réalité spirituelle : c’est la pauvreté du cœur qui n’a d’autre richesse que celle du cœur de Dieu ; ce sont les larmes qui sont versées sur leur péché et qui accueillent la consolation du Père de toute miséricorde ; c’est la douceur du tempérament ou du caractère qui reçoit en échange de Dieu un espace de douceur ; c’est la faim et la soif de Dieu, car Dieu est leur seule justice ; c’est la miséricorde donnée aux autres qui leur ouvrent alors les portes de la miséricorde que Dieu veut leur donner ; c’est la pureté du cœur qui donne accès à la vision de Dieu ; c’est la recherche de la paix qui est une œuvre de Dieu ; c’est l’acceptation de l’épreuve, de la souffrance ou de la persécution, pour accompagner le fardeau porté par le crucifié.

Ces huit béatitudes sont huit expressions du bonheur authentiquement et pleinement vécu par Jésus lui-même. En prenant notre condition humaine, Jésus mène à sa perfection le chemin que tout être doit parcourir pour mener à bien son existence selon le projet de Dieu le Père. Ce chemin est un élan vers Dieu, et précisément le mot « heureux » signifie en hébreu « marcher droit devant soi » ou bien « progresser » ; d’ailleurs le traducteur et poète André Chouraqui traduit ce mot par « en marche ! » Ce mouvement de bonheur, qui fait vivre selon le bon vouloir du Père, introduit alors dans le royaume des Cieux, là où l’homme est consolé, rassasié, comblé de miséricorde et d’allégresse. L’homme et la femme n’ont donc d’autre but que la vision de Dieu qui est leur destinée pour l’éternité. Si ici-bas nous ne voyons Dieu qu’à travers le voile de la foi, le jour de sa manifestation pour chacun d’entre nous, nous le verrons face-à-face, tel qu’il est, comme l’écrit saint Jean dans sa première lettre. Par les fruits de justice que nous recueillons sur cette terre, par l’application que nous mettons à connaître, à servir et à aimer Dieu, nous préparons notre accès à la gloire du Ciel, où déjà nous précèdent ceux qui ont rougi leurs vêtements dans le sang de Jésus, l’Agneau, par le sacrifice de leur vie, et où nous précèdent ceux qui ont blanchi leurs vêtements dans une vie unie au Christ dans l’amour. Le monde a besoin de saints, pas seulement au Ciel, mais aussi sur la terre ; soyons de ceux-là ! Ce défi vous est lancé à tous, en particulier en ces temps difficiles. Il est lancé aux enfants, il est lancé aux jeunes, il est lancé aux adultes, il s’adresse aussi aux personnes âgées. Que chacun à sa place rivalise de zèle pour transformer notre monde qui donne la triste impression d’être mortifère !

Père Yvan Maréchal

Homélie du 23ième dimanche A

Courbevoie, le 6 septembre 2020

Lectures : Ez 33,7-9 ; Ps 94 ; Rm 13,8-10 ; Mt 18,15-20

Il est une chose qui m’étonne de plus en plus de nos jours, c’est l’individualisme, dans lequel vit notre société, comme si chacun vivait tout seul dans son coin. Cela est vrai dans la vie des quartiers de nos villes, cela est vrai au travail, en entreprise et surtout au télétravail, cela est vrai dans nos familles et jusque dans la vie des couples. D’ailleurs, ce que l’on appelle en  ce moment des gestes barrières, qu’il faut adopter à cause de la situation sanitaire, crée encore plus un climat de repli, de peur et de distanciation entre les personnes. De plus, cet individualisme caractérise aussi la vie de l’Église. Il arrive souvent qu’une personne se présente à moi en exprimant sa préférence de vivre sa foi toute seule et de décider arbitrairement ce qu’elle est en droit de croire et de ne pas croire. À chacun sa foi, à chacun sa vérité !

Or aujourd’hui, Jésus nous donne un enseignement sur la vie communautaire. Il nous apprend que nous ne pouvons pas nous passer des autres et que nous en avons besoin pour exister. Pour l’illustrer, il prend l’exemple de la correction fraternelle. La correction fraternelle cherche à tout mettre en œuvre pour ramener celui qui a péché à l’intérieur de la communauté et à le réconcilier avec son prochain. Nous rencontrons tous des difficultés à nous parler face-à-face et à dialoguer en vérité, sans agressivité et sans violence. Nous avons bien des raisons qui nous freinent et nous arrêtent, car nous sommes souvent remplis de ressentiment et d’aigreur et nous cherchons plutôt la haine et la division que la réconciliation et l’union.

Il faut bien du courage pour dénoncer le mal qui détruit et pour conduire le pécheur sur le chemin de la vie. La correction fraternelle ne veut ni juger ni condamner celui qui a mal agi. Elle signifie que l’on n’est pas indifférent à l’autre et que l’on veut son bien. La correction fraternelle n’est motivée ni par la vengeance ni par la punition, mais par l’amour du prochain, par l’amour de cette personne que l’on souhaite éloigner du mal. Comme le rappelle saint Paul dans la lettre aux Romains : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même. L’amour ne fait rien de mal au prochain. » La correction fraternelle ne recherche donc que le bien de la personne. Quand une personne commet le mal, non seulement elle se fait du mal à elle-même, mais elle fait aussi du mal à quelqu’un d’autre, et même à toute la communauté. Je me souviens du regard triste d’une de nos paroissiennes rencontrée cette semaine : son fils s’était bagarré ce matin-là avec un camarade de classe et cette mère avait été convoquée par le directeur de l’école pour rencontrer l’autre famille. La faute de son fils avait donc nuit à un autre jeune que lui-même et à la famille de ce jeune et elle avait même affecté sa propre mère. Le péché d’une seule personne peut donc avoir un retentissement sur toute autre personne. À l’inverse, la sainteté d’une seule personne peut sanctifier toute la communauté. Et c’est plutôt dans ce sens que nous devons œuvrer.

Jésus indique quatre étapes pour tirer le pécheur d’affaire. À la première étape, il nous dit de tout faire tout pour rencontrer directement le pécheur, pour attirer son attention sur le mal qu’il a commis, l’avertir et le guérir. Si l’on n’y parvient pas, la deuxième étape est plus communautaire : elle associe des témoins qui exhorteront le pécheur par une parole qui arrange tout, par une douceur qui respecte l’autre, par une patience qui prend du temps, afin de faire pression sur le frère ou la sœur qui a péché et l’amener à changer d’attitude. Si l’on n’y parvient toujours pas, la troisième étape en appelle à l’assemblée de l’Église, c’est-à-dire à toute la communauté chrétienne, afin d’éviter la partialité dans le jugement ou bien une vengeance personnelle et injuste. Pour finir, Jésus conseille de considérer le pécheur comme un païen ou un publicain : cela signifie le remettre entre les mains de Dieu après avoir épuisé toutes les solutions, c’est-à-dire compter sur la seule prière qui peut agir efficacement. Il est certain que ce n’est pas l’Église qui exclut le pécheur, c’est le pécheur qui s’exclut de lui-même.

Dans l’Évangile d’aujourd’hui, Jésus précise deux autres conditions en faveur de la vie fraternelle au sein de la communauté chrétienne : « Si deux d’entre vous sur la terre se mettent d’accord pour demander quoi que ce soit, ils l’obtiendront de mon Père qui est aux cieux. » Voilà toute la valeur qui est accordée à la prière, sa force et son efficacité qui permettent d’obtenir toujours plus de grâces. Et Jésus ajoute : « En effet, quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d’eux. » Il est donc impossible de vivre sa foi tout seul. Il est fondamental de se réunir à plusieurs au nom de Jésus, pour que son action ait plus de force.

Aujourd’hui nous formons l’Église convoquée par le Christ pour célébrer l’eucharistie, et à la sortie nous serons envoyés dans nos maisons, puis dans nos écoles, sur nos lieux de travail ou de loisirs, pour continuer à témoigner du Christ, de sa Parole qui stimule et de son Corps qui nous habite. Aujourd’hui nous acceptons aussi de nous réconcilier avec Dieu et nous décidons de nous réconcilier les uns avec les autres pour être des artisans de paix. Aujourd’hui nous voulons construire une communauté fraternelle qui vit du commandement de l’amour, en prêtant une attention toute particulière à chacun personnellement, sans délaisser ni marginaliser personne. Le Seigneur dit en effet au prophète Ézéchiel : « Fils d’homme, je fais de toi un guetteur pour la maison d’Israël. » Aujourd’hui le Seigneur dit donc à chacun de vous : « Je fais de toi un guetteur. »

Voilà pourquoi, cette année, nous mettrons ensemble en place un véritable processus de croissance spirituelle de notre paroisse : nous chercherons à nous enraciner profondément en Dieu dans une relation vivante avec Jésus-Christ et avec sa Parole ; nous chercherons à nouer une vraie vie fraternelle où l’amour des frères et des sœurs est signifiant pour le monde qui nous entoure ; nous chercherons à devenir disciples en nous laissant former, enseigner, configurer et transformer par le Christ ; nous chercherons à servir tous nos frères sans en oublier un seul ; nous chercherons enfin à être missionnaires, en annonçant la Bonne nouvelle autour de nous. Appelés par Dieu à le suivre, nous sommes aussi tous envoyés pour une grande mission, celle de faire des disciples de Jésus. Si nous sommes appelés, c’est pour appeler à notre tour. Si nous nous laissons évangéliser, c’est pour évangéliser à notre tour. Pour cela, j’ai besoin de vous tous, j’ai besoin de votre prière, de vos bras, de vos jambes, de votre intelligence, de vos talents, de vos compétences. Dès aujourd’hui je vous appelle tous au nom du Seigneur. Allez-vous donc répondre à son appel et à l’appel de l’Église ? Venez et marchez à sa suite, vous ne serez pas déçus. Oui, devenez des guetteurs du Seigneur !

Ascension

Évangile

« Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre » (Mt 28, 16-20)

Alléluia. Alléluia.
Allez ! De toutes les nations faites des disciples,
dit le Seigneur.
Moi, je suis avec vous tous les jours
jusqu’à la fin du monde.
Alléluia. (Mt 28, 19a.20b)

Homélie

Prière universelle

Refrain :

  1. Christ, tu es ressuscité. Accorde à ce monde amour et miséricorde. Que ses gouvernants soient les garants du droit et de la justice, afin que la Paix gagne le cœur des opprimés.

      Seigneur, nous te prions

Refrain :

  1. Christ, tu es monté aux Cieux. Inonde-nous de ta lumière. Porte secours à nos frères et sœurs malades, aux personnes âgées, aux victimes de cette pandémie, ceux qui nous ont quittés, reçois leurs âmes dans ton amour.

             Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Christ, tu es assis à la droite du Père. Envoie sur nous la force de ton Esprit. Qu’il ne cesse d’animer tous les membres de ton Eglise répandue jusqu’aux extrémités de la Terre

             Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Christ, tu es toujours avec nous. Aide-nous à demeurer dans ton amour. Que les multiples épreuves de la vie renforcent l’espérance et nous conduisent vers Dieu par ton chemin.

           Seigneur, nous te prions.

Dimanche 17 mai

Sur aleteia :

Voici comment célébrer, à la maison, le 6e dimanche de Pâques, 17 mai 2020

Évangile

« Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur » (Jn 14, 15-21)

Alléluia. Alléluia.
Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole, dit le Seigneur ;
mon Père l’aimera, et nous viendrons vers lui.
Alléluia (Jn 14, 23)

Homélie

Prière universelle

Refrain : Entends-nos prières, entends nos voix. Entends-nos prières monter vers Toi.

 

  1. Pour ceux touchés par le Covid 19, et leurs soignants, le pape François encourage à redécouvrir le chapelet chez soi pour aider à surmonter cette épreuve.

Seigneur, nous te prions.

 

Refrain : Entends-nos prières, entends nos voix. Entends-nos prières monter vers Toi.

  1. Pour ceux et celles en attente de leur baptême et pour les confirmants. Accorde à chacun une espérance confiante et une foi profonde.

Seigneur, nous te prions.

 

Refrain : Entends-nos prières, entends nos voix. Entends-nos prières monter vers Toi.

  1. En cette journée des chrétiens d’Orient, dont certains sont des martyrs de la foi, nous les confions, ainsi que leurs persécuteurs à ton immense miséricorde.

Seigneur, nous t’en prions.

 

Refrain : Entends-nos prières, entends nos voix. Entends-nos prières monter vers Toi.

  1. Ce dimanche 17 mai est la date du 100ème anniversaire de saint Jean-Paul II. Nous croyons qu’il est ressuscité, vivant auprès de Toi, et dans nos cœurs.

Seigneur, nous t’en prions.

 

Refrain : Entends-nos prières, entends nos voix. Entends-nos prières monter vers Toi.

Dimanche 9 mai

Évangile

« Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jn 14, 7-14)

Alléluia. Alléluia.
Si vous demeurez dans ma parole,
vous êtes vraiment mes disciples ;
alors vous connaîtrez la vérité, dit le Seigneur.
Alléluia. (Jn 8, 31b- 32)

Évangile

Homélie

Homélie

Prière universelle

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

  1. Seigneur, que ton Esprit suscite en ton Eglise des serviteurs et des servantes de Ta Parole, pour qu’elle soit féconde et se multiplie.

 Nous te confions tout particulièrement, en ce dimanche, les diacres permanents qui sont au service de Ta Parole, de la liturgie et de la charité.   

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

 

2.Seigneur, nous te confions les catéchumènes dont le baptême est retardé en raison de la pandémie et qui ont hâte de faire partie des « pierres vivantes » de ton Eglise.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

 

  1. Seigneur, assiste tous les gouvernants de ce monde pour qu’ils œuvrent avec sagesse, sollicitude et générosité. Pour qu’ils trouvent des solutions sociales et économiques pour le bien de tous.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

 

  1. Pour les malades, pour les victimes de l’épidémie du coronavirus et pour ceux qui œuvrent auprès d’eux avec beaucoup de dévouement.

Pour tous ceux qui contribuent à assurer notre vie quotidienne, en particulier ceux qui viennent en aide aux personnes âgées ou isolées.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

 

  1. Seigneur, nous te confions par l’intercession de la Vierge Marie, notre communauté qui est privée de rassemblement. Que ses membres unis par la communion spirituelle, n’oublient pas de suivre ton Fils qui nous conduit vers Toi, Lui qui est « le Chemin, la Vérité et la Vie »

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Sur la terre des hommes, fais briller Seigneur ton Amour.

Dimanche 3 mai

Evangile

« Je suis la porte des brebis » (Jn 10, 1-10)

Alléluia. Alléluia.
Je suis le bon Pasteur, dit le Seigneur ;
je connais mes brebis
et mes brebis me connaissent.
Alléluia. (Jn 10, 14)

Homélie

Prière universelle

Refrain :  ô Christ ressuscité, exauce-nous

 En cette journée de prière pour les vocations, Toi, le Bon Pasteur, nous Te prions : que les appelés soient nombreux à servir Ton Eglise en annonçant l’Evangile et en témoignant de Ton amour.

 Refrain :  ô Christ ressuscité, exauce-nous

Pour les responsables des nations, Toi, le Bon Pasteur, nous Te prions : que Ton Esprit les inspire pour qu’ils conduisent l’humanité vers un monde de justice et de paix.

 Refrain:  ô Christ ressuscité, exauce-nous

 Pour nos frères en détresse, Toi, le Bon Pasteur, nous Te prions : que ceux qui sont accablés par la maladie, la peur, la solitude ou la misère, gardent espoir en se souvenant que Tu ne délaisses aucune de Tes brebis.

 Refrain :  ô Christ ressuscité, exauce-nous

 En ces temps difficiles où nous ne pouvons pas nous rassembler, nous Te rendons grâce, à Toi, le Bon Pasteur, pour notre communauté : par Toi, notre berger, nous restons tous unis dans la prière, la foi et l’espérance.

 Refrain :  ô Christ ressuscité, exauce-nous

Prière de communion spirituelle (Mgr Rougé)

Dimanche 26 avril

Évangile

Homélie

Prière universelle

Refrain : Jésus Sauveur du Monde, Ecoute et Prends Pitié.

  1. Pour tous les membres de l’Eglise dans le monde qui, en raison de la pandémie, ne peuvent se rassembler en communautés. Pour qu’ils restent unis par la Foi, la Prière et la Communion Spirituelle.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Jésus Sauveur du Monde, Ecoute et Prends Pitié.

  1. Pour les dirigeants et pour tous ceux qui exercent des responsabilités. Pour qu’ils travaillent incessamment à la paix dans le monde, au bien-être et à la santé de leurs concitoyens.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Jésus Sauveur du Monde, Ecoute et Prends Pitié.

  1. Pour les malades, pour les mourants et pour ceux qui les soignent avec beaucoup de dévouement.

Pour  les personnes qui vivent un deuil, afin qu’elles trouvent à leur côté des personnes qui les écoutent et  les réconfortent.

Seigneur, nous te prions.

Refrain : Jésus Sauveur du Monde, Ecoute et Prends Pitié.

  1. Pour que chacun de nous chemine avec le Christ comme les disciples d’Emmaüs. Pour que notre cœur soit  brûlant et que nos yeux reconnaissent les signes de sa Présence, à la fraction du pain.

Seigneur, nous te prions

Refrain : Jésus Sauveur du Monde, Ecoute et Prends Pitié.

Dimanche de la miséricorde – 19 avril 2020

Commentaires d’évangile

Commentaire de l’évangile de ce dimanche par le père Georges
Commentaire de l’évangile de samedi 18 avril par Véronique Philouze

Évangile et Homélie

Evangile
Homélie

Prière universelle

Refrain :

  1. Seigneur, ta résurrection illumine le monde.

Donne aux hommes et aux femmes le courage de se lever pour être des artisans de paix et de justice.

Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Seigneur, donne la paix et la joie à nous tous les chrétiens dispersés, mais réunis par le cœur. Que nous sachions ouvrir nos portes verrouillées.

Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Seigneur, nous te rendons grâce pour la résurrection de ton fils Jésus-Christ et nous te prions pour ceux qui désespèrent de trouver un sens à leur vie : que ta présence éclaire leur existence.

Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Seigneur, soutiens ceux qui ont la charge de l’autorité et du discernement. Que ta miséricorde nous apprenne à nous reconnaitre enfants d’un même père.

Seigneur, nous te prions.

Refrain :

  1. Seigneur, répands avec largesse la douceur de ton amour sur tous ceux qui souffrent, nos malades, apaise-les, et sur les personnes qui leur viennent en aide ainsi que sur tous ceux qui nous ont quittés trop soudainement.

Seigneur, nous te prions.

Bénediction

Bénédiction

Homélie et prière universelle de la Vigile Pascale et de Pâques

Homélie

Prière Universelle

Refrain :

 Seigneur, tu es vivant. Merci pour tous les matins nouveaux que tu illumines de ta lumière, de ta force et de ta bonté.

Prions le Seigneur.

 Refrain :

  1. Seigneur, tu es vivant. Merci de nous relever sans cesse par ton pardon. Donne-nous d’être des artisans de paix et de réconciliation, là où nous sommes, même tenus éloignés de nos paroisses.

Prions le Seigneur.

 Refrain :

  1. Seigneur Jésus, toi qui as traversé la mort, que ta puissance de vie détruise en nous et dans notre monde, tout germe de mort. Que ton amour se répande sur tout homme, car tu es le Vivant pour les siècles des siècles.

Prions le Seigneur.

 Refrain :

  1. Prions pour tous les catéchumènes dont le baptême est retardé et pour tous ceux qui les accompagnent dans ce chemin de foi, d’espérance et de charité.

Prions le Seigneur.

Refrain :

  1. Seigneur tu es vivant. Porte secours à nos frères et sœurs, aux personnes âgées. Que la vie triomphe de la mort. Pour ceux qui nous ont quittés, reçois leurs âmes dans ton amour.

Prions le Seigneur.

Homélie du jour de Pâques