Homélie du 2e dimanche du temps ordinaire 17 janvier 2021

1 S 3, b-10+19     Ps 39     1 Co 6,13c-15a+17-20     Jn 1,35-42

Par le Père Jean Paul Caze

Une fois n’est pas coutume : je vais laisser de côté la première lecture et l’évangile pour m’intéresser à la  première lettre de St Paul aux chrétiens de Corinthe.

 

Les mots « âme, esprit, corps » n’ont pas été inventés par Descartes. Mais Descartes les utilise à sa manière. Pour lui, l’être humain est composé de trois éléments bien distincts, presque séparés et antagonistes.

La Bible n’utilise pas ces trois mots de la même manière. Lorsqu’elle parle du corps, comme Paul le fait aujourd’hui, elle désigne l’être humain tout entier, et pas seulement une de ses composantes. A tel point que le mot grec « soma » (d’où nous en avons tiré le verbe somatiser, l’adjectif somatique) le mot grec « soma » peut être traduit en français non seulement par le mot corps, mais par le mot vie, ou par le mot homme. Le corps, pour la Bible, n’est pas un des trois composants de l’homme, mais l’homme tout entier regardé sous son aspect physique.

Pour essayer d’être clair, prenons l’exemple d’une fleur. Nous pouvons la considérer sous plusieurs aspects : l’aspect esthétique, l’aspect botanique, l’aspect économique. Ces trois aspects sont liés : cette fleur a été cultivée (aspect botanique), voilà pourquoi elle est belle (aspect esthétique), et voilà pourquoi elle coûte cher (aspect économique). Mais cette fleur est unique ; elle revêt en même temps ces trois aspects, mais il est possible de la regarder sous l’un d’eux sans ignorer les autres.

Il en est de même dans la Bible lorsqu’elle parle de l’être humain.

Dans la Bible, le corps humain n’est pas une composante séparée, et encore moins opposée, de l’âme et de l’esprit. Le mot corps est une façon de parler de tout l’être humain à partir de son aspect physique. A cause de Descartes, nous avons réduit le corps à être seulement une composante de l’être humain. Et, pire, lorsque nous parlons aujourd’hui du corps, nous avons tendance à le réduire non seulement à la sexualité, mais à la sexualité économique ; il n’y a qu’à regarder les affiches publicitaires pour s’en convaincre.  Je ne sais plus qui remarquait qu’à l’approche de l’été, une devanture de pharmacie risque de devenirplus voyeuriste qu’une devanture de sex-shop. Je pense qu’il est faux de dire : « J’ai un corps » ; le corps n’est pas une chose qu’on possède et qu’on peut traiter n’importe comment, y compris le réduire en marchandise. Par contre, il est vrai de dire : « Je suis mon corps ».

La Bible dit la grandeur du corps parce qu’elle dit la grandeur de l’être humain aux yeux de notre Dieu.

Le passage de la lettre de Paul aux chrétiens de Corinthe nous le suggère de trois manières.  

 

D’abord, le corps, notre corps, est promis à la résurrection. Ne me demandez pas comment cela se fera, je n’en sais pas plus que vous, et Jésus ne le dit pas. Mais soyons logiques : si nous croyons que Dieu notre Père est Créateur, si nous croyons qu’il a créé l’univers entier, si nous croyons qu’il est le créateur de l’être humain, pourquoi serait-il plus difficile de croire qu’il a la faculté de nous ressusciter ? Il n’a pas été plus difficile à Jésus de dire au paralytique : « Tes péchés sont pardonnés », que de lui dire : « Lève-toi et marche. »(Mc, 2,9) De la même façon, il n’est pas plus incroyable de penser que Dieu nous appelle à la résurrection comme il nous a appelés à l’existence. Notre corps – c’est à dire notre être tout entier – est promis à la résurrection, celle que Jésus a inauguré le matin de Pâques.

 

Car nous sommes unis au Christ. C’est le second point de la réflexion de Paul. Il s’adresse aux chrétiens de Corinthe dont la vie n’est pas moralement irréprochable. Il aurait pu leur adresser un discours très moralisateur. Or, il ne leur parle ni de permis ni de défendu. Il leur dit : par votre baptême, vous êtes liés au Christ.   Vos corps – c’est-à-dire vous tout entiers – sont liés au Christ mort et ressuscité. Voilà pourquoi vos corps – c’est-à-dire vous tout entiers – sont promis à la résurrection.

 

Vient alors le troisième point de réflexion de Paul : notre corps – y compris dans son aspect le plus matériel, le plus charnel – notre corps est le temple de l’Esprit Saint. Plus encore que le tabernacle de bois doré devant lequel beaucoup d’entre nous viennent s’incliner puisqu’il contient le Saint Sacrement, notre corps est le vrai tabernacle de la présence divine. C’est notre corps qui a reçu l’eau du baptême. En rigueur de terme, nous devrions nous incliner les uns devant les autres après la communion. Le vrai tabernacle, c’est nous, chacun de nous.

 

Quelle est la raison fondamentale des trois points de réflexion de Paul ? Si notre corps – c’est-à-dire nous tout entiers – est promis à la résurrection, si notre corps – c’est-à-dire nous tout entiers – est membre du Christ par le baptême, si notre corps – y compris dans son aspect le plus charnel – est le véritable tabernacle de la présence divine, c’est pour une seule raison que Paul énonce de cette façon : « Vous ne vous appartenez plus à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à grand prix. » De même que les époux ne s’appartiennent plus à eux-mêmes puisqu’ils se sont donnés l’un à l’autre, y compris dans leurs corps, ainsi les baptisés que nous sommes ne s’appartiennent plus à eux-mêmes – y compris dans leur corps – mais sont membres du Christ. Car le Christ a payé le prix fort, si je puis dire, pour nous libérer de tout esclavage et nous lier à lui par amour. Le montant qu’il a versé, c’est sa Vie tout entière, sa Passion, sa mort et sa Résurrection. Comme le dit Paul : le Christ nous a achetés à grand prix.

D’où la phrase finale qui est une sorte de cri de triomphe : « Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps. »

 

Notre religion est une religion d‘incarnation, pas une religion de purs esprits sans consistance. Nous croyons en un Dieu qui s’est fait chair dans le sein de la Vierge Marie et qui, par sa chair crucifiée et ressuscitée, nous attache solidement et définitivement, tout entiers, à notre Père et Créateur. Comme le dit un théologien contemporain (A. Guesché), le corps est un chemin de Dieu vers l’homme, et un chemin de l’homme vers Dieu. Puisque nous sommes plongés par le baptême dans le Christ, Dieu fait chair, prenons ce chemin pour rendre gloire à notre Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur, dans la lumière de l’Esprit.

 

 

Conte de Noël en temps de pandémie

Le trente et unième

Par le père Jean Paul Cazes

On sentait bien que ça allait arriver !

Les étoiles ont été allumées et frottées, et briquées ; elles scintillent de toute leur force.
La neige recouvre tous les sapins et fait attention de ne pas peser trop lourd sur les branches.
Les anges répètent les cantiques et les apprennent aux petits nouveaux.
Joseph a changé la paille de la mangeoire et balayé tout le sol.
Marie est allongée sur un gros matelas d‘herbes sèches ; elle tient sous sa main la layette qu’elle a préparée. Souriante, elle chantonne tout doucettement.

Les bergers avaient délégué l’un d’eux qui se tient à l’entrée de la crèche. Il avait hésité un moment : « Qui va garder mon troupeau ? – Bin nous, gros bêta. – C’est qu’il est nombreux c’tannée. – Combien d’têtes ? – Une bonne centaine. – Allez, sois tranquille. Si y’en a une qui manque, même une seule, on ira la r’chercher et on t’la ramèn’ra sur nos épaules. Toi, va garder l’entrée d’la crèche et sois en paix. »

Voilà pourquoi il est là, juste à l’entrée, un coup regardant à l’intérieur, un coup regardant dans la nuit pour accueillir les futurs visiteurs. En attendant, il lit et relit l’édit de César pour bien s’en pénétrer : cette nuit-là, bien que ce soit une grande fête, pas de rassemblement de plus de trente personnes pour les lieux de culte, qu’ils soient grands ou petits. L’édit est strict et ne prévoit aucune exception.

Aucune ?
Aucune !

Bien sûr, ça ne concerne pas les animaux. Mais, pour plus de sûreté, notre berger-portier a demandé à Joseph d’éloigner le bœuf et l’âne qui se tiennent sagement tout au fond.

« Bonjour, berger. – Ah, vous voilà les premiers ! – Oui, on a fait vite ; on est partis tôt hier de Nazareth. – Eh bien, entrez donc au chaud. Puisque vous êtes en famille, vous pouvez rester les uns près des autres. Mais gardez quand même vos masques, on ne sait jamais. »

Un berger arrive. « Salut collègue.  J’te connais pas. D’où c’est qu’ tu viens avec ton agneau ? – Des chênes de Mambré, là où c’que Moïse il a vu le Seigneur qu’a promis un fils à Sara qui pouvait point enfanter. – Oui, j’me souviens. Entre, et place-toi sur la gauche, là où s’ront tous les aut’ bergers avec toi si y’en a qui viendront. »

Oui, les bergers à gauche, bien sûr,  parce que les places de droite, les places d’honneur, sont réservées aux Mages. Ils ont fait savoir qu’ils viendraient. A trois. Ils ont promis de laisser leurs servants, leurs chameliers, leurs majordomes, leurs secrétaires, etc., dehors, car ils connaissent l’édit de César. D’ailleurs, les voilà : notre berger-portier a discerné, au loin, la scintillante caravane qui avance dans la nuit au pas ondulant des dromadaires. Les trois Mages entrent dignement et s’installent. Le portier n’ose pas leur rappeler qu’ils doivent, comme tout le monde, porter leur masque.

Ça commence à faire du monde, là-dedans !
Plusieurs invités arrivent en même temps. Il y a là le prêtre Zacharie qui vient de terminer son office au Temple, sa femme Elisabeth qui tient dans ses bras son fils nouveau-né, le petit Jean.
Le vieillard Siméon s’est excusé : il a attrapé une bonne bronchite ; comme il est une personne à risque, il ne sort pas de chez lui. Il a écrit un petit mot : « Dans huit jours, je serai rétabli et j’attendrai l’Enfant et ses parents dans la cour du Temple. » Bon, se dit le berger-portier, ça fait une place de libérée.
Arrivent, juste à ce moment, des voisins qu’on n’attendait pas ; ils ont été alertés par les anges qui répètent leurs chants. Comme ils avaient fini leurs courses à Bethléem où les commerçants ont ouvert leurs magasins, ils s’étaient dit qu’ils avaient le temps de faire un petit détour, comme ça, par curiosité, jusqu’à la crèche.
« Entrez, entrez bonnes gens. Il y a encore de la place, juste devant le bœuf et l’âne. Comme ça, vous aurez bien chaud. »
Un bruit dans la nuit, beaucoup de voix enfantines, des rires, des chants : toute une classe de Bethléem qui est en vacances. Ils arrivaient en bousculade, derrière leur jeune institutrice. « On peut entrer ? – Oui, oui, bien sûr, mais ne faites pas de bruit. Et donnez-moi votre ballon de foot : je vous le rendrai quand vous ressortirez. »
Le berger-portier se dit en lui-même : si les enfants ne peuvent pas entrer, qui le peut ?
Les anges ont fini de répéter leurs chants; ils ont eu du mal à cause des diverses voix et des trompettes, mais tout va bien : le « Gloire à Dieu » est au point, ainsi que le « Minuit chrétiens ». Leurs délégués entrent, l’archange Gabriel tout sourire en tête, lui qui avait annoncé à Marie, il y a neuf mois, la naissance de son fils.

Tout est donc prêt.
Le berger-portier se penche à l’entrée de la grotte et, par acquit de conscience, respectant l’ordre de César, compte les présents :
Marie et Joseph, deux.
La famille arrivée en premier : cinq
Le berger de Mambré : un
Les Mages : trois, et Zacharie, Elisabeth et Jean, et les voisins, et les enfants, et puis les Anges. Vingt neuf !
« Vingt- neuf, clame joyeusement le berger-portier. Et trente avec moi. L’édit de César est respecté ! »     

 « Mais alors… mais alors … » dit l’archange Gabriel en pâlissant.
« Mais alors … » et il recompte l’assistance.
« Mais alors … » et il jette son regard sur Marie qui attendait.
« Mais alors … on ne peut pas accueillir Jésus ! »

Consternation ! Temps suspendu !
Silence chez les anges au plus haut des cieux !
Etoiles qui se ferment les unes après les autres !
Neige qui commence à fondre en pleurant !
Larmes dans les yeux de Marie !
Aucune exception a dit César.
On est trente ; on ne peut accueillir Jésus !

« Ave César », dit une rude voix à l’extérieur.
Trente regards se tournent vers la voix : un soldat romain se tient sur le seuil.
« Le gouverneur Quirinius, de la part du divin César, annonce que l’édit est modifié. – César renonce à son édit ? dit un des Mages – César ne renonce jamais. Il précise, il fait évoluer ses édits. – Bien, dit un autre Mage. Mais que dit alors cet édit modifié ? – Les nuits du 24 et du 31 décembre sont libres de toute contrainte. »

« Mais alors … mais alors … » balbutie l’archange Gabriel, souriant de nouveau.

Alors Marie mit au monde son fils premier-né.  

 

sdr

Horaires des messes de Noël à St Pierre St Paul

Jeudi 24 décembre

Messes de la nuit

17h, 19h, 21h et 23h

La messe de 17h s’adresse plutôt aux enfants.
Cette messe qui sera diffusée sur Youtube permettra
à ceux qui la regarderont sur écran de venir communier
ensuite entre 18h15 et 18h45 dans la chapelle sainte Thérèse.
Pour éviter l’affluence il est conseillé de venir de préférence
aux deux dernières messes de la nuit.

Vendredi 25 décembre

9h : messe de l’Aurore

11h : messe du jour

Les crèches de Saint Pierre Saint Paul

Partageons les photos de nos crèches!

Envoyez nous vos photos à l’adresse mail suivante : macrechespsp@gmail.com.
Elle sera affichée sur cette page. Malgré le confinement qui se prolonge, nous partagerons ainsi les trésors confectionnés par les paroissiens.

Découvrez aussi le conte de Noel écrit par le père Jean Paul Cazes : Conte de Noël en temps de pandémie

Notre Seigneur Jésus Christ Roi de l’Univers. Année A

Liturgie de la parole à la maison

ACCUEIL

Signe de croix

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. (Tous font le signe de croix)

R/ Amen

Antienne d’ouverture

« Il est digne, l’Agneau qui a été immolé, de recevoir puissance et divinité, Sagesse, force et honneur. À lui, gloire et puissance dans les siècles des siècles. »

Ou un chant

(Voir à la fin de la fiche)

Rite pénitentiel

On peut prendre en silence le temps d’un examen de conscience. Puis on dit ensemble le Je confesse à Dieu.

LITURGIE DE LA PAROLE

Première lecture
Lecture du livre d’Ézéchiel (Ez 34, 11-12.15-17)

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Voici que moi-même, je m’occuperai de mes brebis, et je  veillerai sur elles. Comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis, et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de nuages et de sombres nuées. C’est moi qui ferai paître mon troupeau, et c’est moi qui le ferai reposer, – oracle du Seigneur Dieu. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la ramènerai. Celle qui est blessée, je la panserai. Celle qui est malade, je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la garderai, je la ferai paître selon le droit. Et toi, mon troupeau – ainsi parle le Seigneur Dieu –, voici que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

Parole du Seigneur

R/ Nous rendons grâce à Dieu

Psaume 22 (23)                                                                                 
1-2ab, 2c-3, 4, 5, 6

R/ Le Seigneur est mon berger : rien ne saurait me manquer.

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Deuxième lecture
Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 15, 20-26.28)

Frères, le Christ est ressuscité d’entre les morts, lui, premier ressuscité parmi ceux qui se sont endormis. Car, la mort étant venue par un homme, c’est par un homme aussi que vient la résurrection des morts. En effet, de même que tous les hommes meurent en Adam, de même c’est dans le Christ que tous recevront la vie, mais chacun à son rang : en premier, le Christ, et ensuite, lors du retour du Christ, ceux qui lui appartiennent. Alors, tout sera achevé, quand le Christ remettra le pouvoir royal à Dieu son Père, après avoir anéanti, parmi les êtres célestes, toute Principauté, toute Souveraineté et Puissance. Car c’est lui qui doit régner jusqu’au jour où Dieu aura mis sous ses pieds tous ses ennemis. Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort. Et, quand tout sera mis sous le pouvoir du Fils, lui-même se mettra alors sous le pouvoir du Père qui lui aura tout soumis, et ainsi, Dieu sera tout en tous.    

Parole du Seigneur

R/ Nous rendons grâce à Dieu

Évangile

Alléluiaalléluia.
Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
Béni soit le Règne qui vient, celui de David notre père.
Alléluia.

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 31-46)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs : il placera les brebis à sa droite, et les boucs à gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ‘Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la fondation du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’

Alors les justes lui répondront : ‘Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu…? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison… Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’

Et le Roi leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’ 

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ‘Allez-vous-en loin de moi, vous les maudits, dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’ Alors ils répondront, eux aussi : ‘Seigneur, quand t’avons-nous vu avoir faim, avoir soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’ Il leur répondra : ‘Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »

Commentaire et/ou temps de partage

Celui qui conduit la prière peut éventuellement dire quelques phrases sur le texte, ou lire un commentaire de l’évangile. Vous trouverez ci-dessous le commentaire de l’Evangile du jour.

Ensuite, on prend un temps de silence, puis chacun peut dire une phrase qu’il a aimée dans les lectures de ce jour, et explique pourquoi.

« Tableau grandiose que le jugement ! Il a d’ailleurs inspiré tant d’artistes, les tympans des cathédrales, Michel-Ange dans la chapelle Sixtine, …

Mais sans aucun doute faut-il concentrer notre attention et notre regard vers le Roi de gloire : c’est lui le centre, et c’est lui qui rassemble l’humanité comme le berger d’Ezéchiel ses brebis. Ce Roi de l’univers est le Roi d’amour qui est venu jusqu’au bout nous chercher ! Mais que sommes-nous en face de lui ? Sommes-nous vraiment à son image, des rassembleurs, des chercheurs d’humanité ? Sommes-nous, comme lui, des bergers attentifs à chacun, en particulier à ceux qui en ont le plus besoin ?

Le tableau est extrêmement bien construit : les phrases se répondent : J’étais là/quand est-ce que nous t’avons vu ! Nous sommes touchés par les questions et incompréhensions des uns et des autres. Nous aussi, prenons-nous bien conscience de ce que nous faisons, ou de ce que nous ne faisons pas ? du poids d’éternité de chacune de nos moindres actions ? Avons-nous nourri, matériellement, moralement, intellectuellement l’autre ? L’avons-nous visité, regardé, assisté ? Lui avons-nous donné notre temps, notre attention, notre confiance, notre affection ? L’Autre est à ma porte et il m’attend ; l’Autre, c’est l’Homme, le Fils de l’Homme, notre Roi ! »

Credo
Prière universelle

R/ Seigneur écoute-nous, Seigneur, exauce-nous
Ou bien
R/ Accueille au creux de tes mains la prière de tes enfants

  1. Seigneur Jésus, merci pour nos pasteurs qui nous incitent à vivre pleinement ce temps étrange, ensemble, en Église. Aide-nous à puiser en Toi paix et force intérieure. Nous savons que celui qui regarde vers Toi ne porte « ni ombre ni trouble au visage », alors donne-nous le goût de la prière et de la lecture de la Parole pour qu’ils deviennent nos compagnons quotidiens. R/
  2. Seigneur Jésus, par ce confinement qui nous pèse, apprends-nous à nous en remettre à Toi avec la confiance de savoir que « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ». Fais grandir notre humilité devant notre incompréhension, notre patience devant ce qui nous limite et notre attention envers ceux qui souffrent davantage autour de nous. Que ce temps en retrait prépare notre cœur pour l’Avent qui s’ouvre dimanche prochain. R/
  3. Seigneur Jésus, nous célébrons aujourd’hui la solennité de ta royauté. Éclaire nos dirigeants pour qu’ils prennent les bonnes décisions au service de leurs frères humains. Qu’ils se laissent enseigner par ton Père pour faire le bien et participer à ton projet de rédemption. R/

(Intentions libres)

ACTION DE GRÂCE

Offrande

On peut prendre un temps de silence, et/ou un chant, pour redire au Seigneur qu’on veut lui offrir toute notre vie, pour qu’il la transforme toujours plus en une vie sainte.

Notre Père
Prière de communion spirituelle

Du Pape François

“À tes pieds, ô mon Jésus, je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son néant et Ta sainte présence. Je t’adore dans le Saint Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon cœur t’offre. En attente du bonheur de la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit. Viens à moi, ô mon Jésus, pour la vie et pour la mort. Que ton amour enflamme tout mon être, pour la vie et la mort. Je crois en toi, j’espère en toi, je t’aime.

Amen.”

Oraison

Celui qui préside :

Dieu éternel, tu as voulu fonder toutes choses en ton Fils bien-aimé, le Roi de l’univers ; fais que toute la création, libérée de la servitude, reconnaisse ta puissance et te glorifie sans fin. Par Jésus Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles.

R/ Amen

ENVOI

Bénédiction

Celui qui préside :       

Que le Seigneur nous bénisse, qu’il nous garde de tout mal, et nous conduise à la vie éternelle. (Tous font en même temps le signe de croix)

R/ Amen

Bénissons le Seigneur.

R/ Nous rendons grâce à Dieu

Pour terminer, on peut reprendre la prière diocésaine de demande de guérison, puis un chant de louange au Christ-Roi :

Seigneur, toi qui veilles sur chacun de tes enfants, nous nous confions à toi ! Fais à notre temps la grâce de la guérison. Viens en aide aux malades, aux soignants et aux familles en deuil. Rends-nous attentifs aux personnes isolées, fragiles ou découragées. Fais grandir en nous la foi, l’espérance et la charité. Par l’intercession de la Vierge Marie, Notre-Dame de Boulogne, Notre-Dame de Bonne Délivrance, Notre-Dame du Perpétuel Secours, de sainte Geneviève et de de tous les saints, fais de nous, dans la force de l’Esprit, des témoins de la Lumière, ton Fils ressuscité. Amen.

N’hésitez pas à faire une offrande pour votre paroisse sur le site suivant : www.donner.catholique.fr ou sur l’application de votre mobile : La Quête

PROPOSITIONS DE CHANTS

Quelques propositions de chants : chaque fois que c’est possible, il est préférable de chanter ensemble. Cela nous rend présents à Dieu et favorise la communion des cœurs. Si on ne peut chanter en raison de l’âge ou du petit nombre de participants, on peut mettre un chant enregistré pour accompagner la prière silencieuse.

Chants d’ouverture

À toi louange et gloire : ZL(AT) 40-9 T : AELF – M : Communauté de l’Emmanuel
Fais paraître ton jour : Y53 T : D. Rimaud – M : J. Berthier
Honneur, puissance et gloire : IEV 14-13 Communauté de l’Emmanuel (E. Baranger)

Chants d’offrande

Âme du Christ : D21
Prosternez-vous : Y 14-36 JEM279 S. Fry
Jésus mon roi : https://www.youtube.com/watch?v=Qp797-WjIxo

Chants de louange au Christ Roi

Que vienne ton règne : EDIT 16-03 Communauté de l’Emmanuel (B. Pavageau)
Alléluia le Seigneur règne : Y 548 
Gloire et louange à Toi, Seigneur, roi des rois : IEV 20-07
Par la musique et par nos voix : Y 43-38 Schütz

Je fais un don

Le culte catholique ne recevant aucune subvention, ses seules ressources proviennent des dons des fidèles. C’est un devoir pour chaque fidèle de participer financièrement, dans la mesure de ses moyens, aux charges de l’Église.

La participation financière des catholiques, selon leurs possibilités, est vitale pour l’Église.

Je donne au denier du culte
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Donner à la quête n’a jamais été aussi simple.

Avec La Quête,
• donnez le montant que vous voulez à la quête, même sans monnaie
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Liturgie de la parole à la maison

VIVRE LE DIMANCHE EN CONFINEMENT

 A travers le monde, bien des pays n’ont pas accès à l’Eucharistie tous les dimanches. Certaines communautés chrétiennes attendent plusieurs mois avant le passage d’un prêtre pour avoir la messe. Mais ils cultivent leur désir de l’Eucharistie par des liturgies de la Parole. Chaque dimanche, ils se retrouvent pour prier et sanctifier la journée. Même s’ils n’ont pas l’Eucharistie, ils ne la remplacent pas par autre chose que par la prière.

En ces temps de confinement, nous nous retrouvons en situation de limitation des messes publiques. Cela ne doit pas signifier que le dimanche sert à autre chose qu’à prendre du temps pour le Seigneur, avec tous les chrétiens. D’autant plus que l’évêque ne nous a pas libérés du devoir dominical : nous sommes invités à poursuivre la méditation des Ecritures et l’intercession pour le monde.

De chez vous, vous êtes invités à vous associer à toute votre communauté paroissiale, et à la messe célébrée en privé par vos prêtres, messe qui est éventuellement retransmise. Voici de quoi vous aider à consacrer du temps à approfondir votre relation à Dieu avec toute votre paroisse. Cela permet de n’être pas seulement spectateur mais d’être réellement priant.

Participer à la messe diffusée à la télévision ou sur le site paroissial Saint Pierre Saint Paul Courbevoie

Les prêtres de la paroisse célèbrent, dans la chapelle Saint François d’Assise, le dimanche à 11 heures, la messe qui est diffusée en direct sur la chaîne YouTube.

Vivre une liturgie domestique à partir des textes du dimanche ci-dessous

Si vous êtes plusieurs dans le foyer, il est bon qu’il y en ait un qui conduise la prière. Il est important d’aménager un espace de prière autour duquel se rassembler. Cet espace peut rester en place tout au long de la semaine. Une table, une nappe, une icône ou une croix, un cierge… S’il y a des enfants, la répartition des rôles leur permet de goûter davantage à ce qui se vit.

Vers 12h

Vous pouvez venir seul ou en famille comme en pèlerinage dans votre église saint Pierre-Saint Paul de Courbevoie tout en priant l’Angélus, ou au moins un Je vous salue Marie. Si vous communiez au Corps du Christ, prenez le temps d’une action de grâce.

Liturgie des Heures

Il peut être intéressant de découvrir la liturgie des Heures, au moins les offices suivants :

Textes des dimanches

Notre Seigneur Jésus Christ, roi de l’Univers

Premier dimanche de l’Avent

Deuxième dimanche de l’Avent

Troisième dimanche de l’Avent

Temps du confinement à St-Pierre-St-Paul

NOUVEAUX HORAIRES

L’église est ouverte chaque jour de 8 h 30 à 19 h.

Chacun peut venir y prier librement à l’heure de son choix (n’oubliez pas votre justificatif de sortie).

Vous pouvez vous associer à leur prière en vous espaçant dans la nef.

Pour suivre l’office, téléchargez sur votre téléphone portable, par Play Store, une des applications gratuites suivantes :

  • Bréviaire
  • Liturgie des heures
  • AELF

en rejoignant sur cette application la Liturgie des heures.

Il peut arriver que les prêtres soient absents en raison d’un rendez-vous impératif.

Chaque dimanche la messe est diffusée en direct à 11 h sur Internet. Connectez-vous au site paroissial « Saint Pierre Saint Paul Courbevoie »  et rejoignez Facebook et la chaîne YouTube.

Devant votre écran, vous devez suivre la messe dans la même disposition spirituelle que dans l’église.

Le Saint-Sacrement est exposé :

  • le mardi et le jeudi entre 17 h 30 et 19 h
  • le dimanche entre 16 h 30 et 19 h (nouvel horaire pour le dimanche).
  • le vendredi soir après la messe

Pendant ce temps d’adoration, un prêtre se tient à votre disposition dans la chapelle de la Vierge pour confesser ou vous accompagner par un conseil spirituel pour bien mener votre vie de foi.

NOUVELLES INITIATIVES

Nous garderons contact avec vous à travers des enseignements que nous diffuserons par écrit et par vidéo sur le site internet de la paroisse. Voici quelques thèmes à venir : vivre la messe le dimanche en situation de confinement, célébrer une liturgie domestique en famille, prier en famille, prier en couple, découvrir l’oraison personnelle, rester relié à son prochain.

Vous êtes invités à lire chaque jour une page d’Évangile ou à faire une lecture continue d’un livre biblique. Prenez le temps de lire aussi la dernière encyclique du pape François sur la fraternité et l’amitié sociale, Fratelli tutti. Nous partagerons plus tard nos réflexions.

Pour stimuler la foi, les équipes de fraternité commencent leur parcours En chemin vers l’essentiel, en communiquant pour l’instant en visio-conférence ou par téléphone.